mardi 8 décembre 2009

Conception et réalisation d’une plate forme de service multimédia mobile basée sur le service SMS

Le présent mémoire intitulé « Conception et réalisation d’une plate forme de service multimédia mobile basée sur le service SMS » tient lieu du travail que j’ai réalisé sous l’encadrement de M. Sylvère BOUSSAMBA, manager du service développement de CELTEL GABON.
INTRODUCTION GENERALE

Plus de dix ans après son lancement, la téléphonie mobile axée sur la communication ‘’voix’’ connaît ces dernières années, une évolution majeure, due sans doute, à l’intégration des nouveaux services mobiles tel que les services multimédia.

Dans un contexte où le nombre d'acteurs se multiplie, la croissance du domaine “ multimédia mobile”, qu’on avait coutume de nommer par “Internet mobile”, s'appuie sur plusieurs leviers principaux : innovation technologique, évolution des réseaux mobiles, nouveaux modèles économiques, émergence du commerce électronique mobile, etc.
La transition vers ces nouveaux services, dits à valeurs ajoutés, nécessite une visibilité sur les court et moyen termes dans un environnement dominé entre acteurs traditionnels et émergents.

En effet, cette transition vers de nouveaux services intégrant plus largement les technologies basées sur le protocole Internet sera progressive, en déplaçant le “centre de gravité” des réseaux de la téléphonie mobiles, lentement mais inévitablement, de la voix vers les données. Cette migration sous-entend plusieurs étapes techniques (évolution des architectures réseaux, des terminaux, des protocoles), économiques (bouleversement de la chaîne de la valeur initialement centrée sur la voix) et réglementaires. Les récentes innovations technologiques imposent, par ailleurs, une analyse des premières phases conduisant à ce nouveau marché. Par contre la notion de multimédia mobile ne signifie pas “Internet sur les mobiles” mais plutôt un accès à l’information du monde Internet depuis un terminal mobile.

Aujourd’hui, force est de constater qu’une course contre la montre s’est engagée par les opérateurs de la téléphonie mobile dans ce nouveau domaine qu’est le service multimédia mobile.

CELTEL GABON dans le souci d’offrir des nouveaux services afin de maintenir sa domination sur le marché national, décide de s’élancer dans la mise en place d’un outil capable d’offrir des services multimédia mobile à ses abonnés. C’était l’objet de notre stage que nous avons passé six (6) mois durant, au sein de cette société de téléphonie mobile.

Le sujet s’intitule : « Conception et réalisation d’une plate forme de service multimédia mobile basée sur le service SMS »

Le travail présenté dans ce document est organisé comme suit : la première partie est consacrée à une présentation générale. Elle décrit le sujet (contexte, problématique et intérêts), les concepts liés au paysage mobile ainsi qu’un état de l’art en matière de service multimédia mobile. Ensuite, la seconde partie qui traite de l’analyse et de la conception. La troisième partie décrit l’implémentation du système avec son bilan. Nous terminons par une conclusion générale, dans laquelle nous ferons une synthèse de l’étude.








PARTIE I : PRESENTATION GENERALE DE L’ETUDE



PARTIE I : PRESENTATION GENERALE DE L’ETUDE

Introduction première partie
Dans cette première partie, nous présentons le contexte général dans lequel s’est déroulé notre étude: tout d’abord la société CELTEL-GABON qui nous a accueillie comme stagiaire; ensuite nous ferons un bref aperçu des services à valeurs ajoutés dans lequel s’inscrit notre étude. Puis nous présentons le sujet, la problématique qu’elle soulève, l’intérêt de l’étude et les objectifs visés. Dans le but de bien situer le cadre de notre étude et de faciliter la compréhension des notions utilisées, nous évoquons le service SMS, le réseau GSM ainsi que les technologies concernées.

Chapitre I : Etude du contexte, sujet, problématique et intérêts
Introduction
Dans ce chapitre nous présentons la structure d’accueil et les services à valeurs ajoutés. Nous terminerons par une présentation du travail qui nous a été confié, en faisant ressortir sa problématique et son intérêt.

I- Présentation de CELTEL GABON

CELTEL Gabon est une filiale africaine de MSI-CI (Mobile System International Cellular Investment). En août 1999, elle dévient juridiquement une nouvelle société et fonctionne déjà sur le plan administratif et technique. Le 6 juin 2000, CELTEL Gabon ouvre ses portes au public en réseau restreint ou fermé (communication entre abonnés CELTEL uniquement), puis le 1er août 2000 en réseau ouvert (l’interconnexion avec les autres opérateurs de la téléphonie).
Le 22 janvier 2004, le groupe MSI-CI devient CELTEL international. Ce changement de nom et de logo vise à redéfinir le positionnement de la marque CELTEL, de présenter clairement cette compagnie comme une compagnie locale et panafricaine et enfin d’améliorer la qualité de vie de ses clients, de ses partenaires et de ses communautés. Présentement CELTEL est présent dans 13 pays (Gabon, Congo Brazza, Burkina Faso, Congo RDC, Niger, Tanzanie, Sierra Leone, Kenya, Zambie, Tchad, Soudan, Malawi et Ouganda) est compte à l’heure actuelle plus de 6 millions d’abonnés à travers le continent.

Statut juridique
Juridiquement, CELTEL Gabon est une Société Anonyme avec un capital de 6.000.000. 000 de Frs CFA avec un actionnariat majoritaire.
Slogan
<< La vie en mieux >>
Organisation de la société
Administrativement, CELTEL GABON s’organise autour de quatre Directions :
o Direction Générale est le centre de décision de l’entreprise. Elle supervise, coordonne toutes les actions de l’entreprise.
o Direction des opérations s’occupe des mécanismes d’intégration de la couverture réseau à travers le GABON ainsi que de la maintenance et du suivi des équipements du réseau GSM.
o Direction Commerciale et Marketing est chargée de la promotion et de la vente des produits et solutions proposés par CELTEL GABON. Elle s’appuie sur toutes les techniques et support de vente pour son action.
o Direction informatique s’occupe de l’aspect informatique, à savoir maintenances du réseau informatiques, développements des applications, la gestion du roaming, le billing (POSTPAID, PREPAID), activation des cartes de recharges.
o Direction financière s’occupe de l’aspect financier, contrôle des revenus, des dépenses.
o Direction des ressources humaines s’occupe de la gestion du personnel.



Activités
Les activités de CELTEL GABON sont exclusivement basées sur la communication à savoir :
 Le trafic de la voix
 Le service SMS

Comme tout opérateur, le service SMS constitue la seconde activité de CELTEL GABON.

II- Les services à valeurs ajoutés
Avec l’émergence des nouvelles technologies de l’information et de la communication, il est aujourd’hui, possible de développer de nouveaux services à valeur ajoutés à partir d'entités externes, dénommées Content Providers, car elles fournissent le contenu nécessaire à l'implémentation d'un nouveau service à valeur ajoutée en collaboration avec les opérateurs de téléphonie mobiles.

Les nouveaux services à valeur ajoutée en sont encore à leurs balbutiements mais font l'objet d'une course contre la montre car il est indispensable de créer un nouveau service avant les concurrents. A l’heure actuelle, CELTEL GABON est le seul opérateur de téléphonie mobile au Gabon à pouvoir proposer le partage des unités à ses abonnés.

Les principaux services mobiles sont :
o Les services à la demande
o Les services de paiement mobiles
o Les services multimédia mobiles
o Les services de géo localisation.

III- Présentation du sujet

Dans cette perspective d’offrir des nouveaux services à ses abonnés, CELTEL GABON veut se doter d’un outil orienté dans le domaine des services à valeurs ajoutés axé sur les services multimédia mobiles.

C’est dans cette optique que ce projet nous a été confié, et s’intitule comme suit :
« Conception et réalisation d’une plate forme de service multimédia mobile : Application au Service SMS »

Il s’agit de concevoir un outil capable d’offrir à sa clientèle des services multimédia mobiles (téléchargement de logos et sonnerie, envoi et réception des mails à partir du terminal mobile) Mais compte tenu du fait que, le réseau actuel de notre opérateur n’est pas disposé à supporter les technologies adéquates pour la mise en œuvre de ce projet, la mise en application se fera à partir du service SMS. Toute fois, le système doit être conçu de telle sorte qu’il soit évolutif afin de permettre le déploiement des technologies nécessaires dans ce domaine

L’objet du stage est de mettre en place les bases de cette plate-forme, un accent sera mis sur la conception comme nous l’avait demandé l’utilisateur. Notre application qui est appelée à évoluer aura, dans un premier temps, les fonctionnalités suivantes :
o Donner la possibilité aux abonnés de CELTEL GABON de pouvoir télécharger et envoyer des sonneries et des logos à partir de leurs mobiles.
o Permettre aux abonnés de pouvoir envoyer et recevoir des Mails à partir de leurs mobiles.
La réalisation d’un tel projet passe nécessairement par la résolution d’un certains nombre de problèmes décrits ci-dessous.

IV- Problématique du sujet

Permettre aux téléphones portables d’accéder à des informations stockées sur des entités situées dans des réseaux, est une opération délicate, de surcroît des informations multimédia (Logos, sonneries).
Dans ce domaine très disparate et très dépendant, les services sont réalisés au moyen de solutions techniques différentes. De plus, les terminaux qui accéderont à ces services sont différents. Peu de standards existent. Ces difficultés sont caractéristiques d’un service n’ayant pas encore atteint sa phase de maturité.

Pour le concepteur d’un tel système, que nous sommes, il s’ensuit des difficultés à plusieurs niveaux :
o L’adaptation des contenus multimédia aux terminaux
o La problématique du middleware

a- Adaptation des contenus multimédia (sonneries, logos)
Les contenus multimédia (logos et sonneries) tels qu’ils sont, ne peuvent pas être utiliser directement sur les terminaux mobiles à cause de la taille de leurs écrans et de leur faible capacité de stockage en terme de mémoire et d’espace.
Pour cela nous devons adapter ces contenus (logos et sonneries) pour qu’ils puissent être en conformité avec les configurations des terminaux mobiles.

Les performances et les possibilités d’affichage des terminaux varient énormément d’un modèle à un autre.

Les opérations d’adaptation portent principalement sur :
o la taille des images (en dimension et en résolution)
o le nombre de couleur.
o le type des fichiers transmis pour les transformer en des formats compréhensibles par le terminal
o la taille du message (en Ko).
Cette adaptation est un sujet clé pour le développement des services multimédias mobiles en général.
b- Problématique du middleware




















Architecture simplifiée du réseau de CELTEL GABON

Comme illustré sur le schéma ci-dessus, notre système doit permettre aux terminaux mobiles de pouvoir accéder à des informations stockées sur des entités du réseau. Pour cela, il va falloir mettre un ensemble de couche logicielle permettant la communication entre les différentes entités concernées.

L’objectif visé, est de pouvoir :
o Rediriger le courrier électronique de l’abonné, de sa boite électronique vers son mobile.
o Rediriger les mails envoyés par les abonnés à partir de leurs mobiles vers les comptes Internet des différents destinataires concernés.
o de recueillir, traiter et répondre aux différentes requêtes émises par les abonnés à partir de leurs mobiles.
En plus de cela, dans cet ensemble de systèmes répartis, il va falloir résoudre une liste non négligeable de problèmes :

• Gestion des files d’attentes de requêtes
• accès cohérents aux ressources
• fiabilité
• gestion des processus
• fichiers, bases de données, transactions
• Problème d’accès aux ressources partagées
• protocoles et appels de procédures

V- Intérêts de l’étude
Nous avons vu précédemment que les nouvelles technologies allaient offrir de nouveaux débouchés aux acteurs du réseau GSM.
L'usage du service SMS est en évolution et ne va plus se borner à l'émission ou à la réception de message. Doté d'une carte SIM capable d'héberger une ou plusieurs applications (applets), le mobile devient un véritable ordinateur personnel et intègre une nouvelle dimension de valeur ajoutée
Nous pouvons passer en revue les principaux acteurs concernés pour constater que chacun d'entre eux tire son épingle du jeu.

a- Bénéfices de ces nouveaux services pour CELTEL GABON
A l'heure où la sélection des réseaux GSM n'était réalisée que sur des offres tarifaires de plus en plus alléchantes, le déploiement d'une stratégie de services mobiles à valeur ajoutée allait permettre à notre opérateur de rompre avec le cycle infernal et destructif de la compétition par les prix tout en lui offrant la possibilité de:
 saisir de nouvelles opportunités de business basées sur une offre complète de services ;
 construire de nouveaux axes de différenciation par rapport aux concurrents ;
 réduire la volatilité des abonnés et donc fidéliser une clientèle existante plutôt opportuniste ;
 capter de nouveaux segments de clientèles orientés services à valeur ajoutée ;
 générer de nouveaux revenus par l'accroissement du trafic de données ;
 d'accroître le trafic de données et par conséquent d'optimiser l'utilisation du réseau;

b- Bénéfices pour l'utilisateur final
Pour les abonnés de CELTEL GABON, les services multimédia mobiles représentent un moyen de faciliter leur quotidien en offrant des solutions à des situations concrètes. Avec ces nouveaux services, il n'est plus nécessaire de disposer d’une connexion Internet pour lire son courrier électronique. Ainsi, les abonnés pourront lire leurs courriers dès la réception.
c- Bénéfices pour la téléphonie mobile en générale
Aujourd’hui, les services mobiles en général et les services multimédia mobiles en particulier deviennent un principal levier pour les opérateurs mobiles. Ces opérateurs qui sont à la recherche de nouveaux moyens pour faire face à certaines technologies émergeantes (surtout la téléphonie sur IP) qui risquent de menacer ce domaine dans les prochaines années, si rien n’est fait dans ce sens. C’est pourquoi, aujourd’hui, beaucoup d’opérateurs mobiles se tournent vers les services mobiles, plus précisément vers les services multimédia mobiles. Les services mobiles représentent aujourd’hui plus de 40% du chiffre d’affaire de certains opérateurs asiatiques, européens et américains.

Figure 1 : bénéficiaires des services mobiles (source www.awt.be)






Conclusion chapitre 1
Dans ce chapitre nous avons présenté CELTEL GABON, où nous avons effectué notre stage, ensuite nous avons fait un bref aperçu des services à valeurs ajoutés, cadre dans lequel s’inscrit notre travail. Puis, nous avons dégagé la problématique du sujet ainsi que l’intérêts qu’il suscite.
A présent, nous allons passer à l’étude des différents domaines concernés par notre étude à commencer par la technologie GSM.
Chapitre II: LA TECHNOLOGIE GSM

Introduction
Si la téléphonie mobile se banalise aujourd'hui, on le doit à la conjonction de l'avènement du numérique, à l'accroissement des performances des semi-conducteurs et à différentes avancées technologiques. Mais le facteur déterminant fut sans doute la cristallisation autour de la norme GSM issue d'un effort soutenu de standardisation mené à l'ETSI (Organe européen de normalisation en télécommunications, créé à l'initiative du Conseil des ministres).
Dans cette partie, nous passerons en revue différents aspects de la technologie GSM : généralités, architecture du réseau et évolution. Pour faciliter la lecture il faut concéder que les acronymes abondent dans ce domaine, un glossaire est fourni en fin d'article.

I- Généralités sur le Réseau GSM
L'origine du GSM remonte à l'année 1982. Alors qu'apparaissent les premiers services commerciaux de radiotéléphone cellulaire un peu partout en Europe et aux Etats-Unis, la CEPT (Conférence Européenne des Postes et Télécommunications) confie à un groupe de travail appelé Groupe Spécial Mobiles la tâche de rédiger les spécifications d'un système européen de communication basé sur des téléphones mobiles. La bande des 900 MHz, réservée depuis 1978 par la Conférence Administrative Mondiale des Radiocommunications (WARC) est choisie. Le GSM livre une première série de spécifications (dite "phase 1") en 1990, une deuxième série étant à l'étude pour ajouter de nouvelles fonctions au produit GSM.
Ce nom s'internationalise très vite (GSM devient "Global System for Mobile communications"), la norme étant adoptée comme standard de fait dans de nombreux pays. Le GSM devient alors le premier système permettant à l'abonné d'utiliser son téléphone cellulaire à l'étranger. La notion d'itinérance (roaming) est née.
Les objectifs du GSM reprennent et prolongent ceux des précédents systèmes de téléphonie mobile :
- Grande capacité de desserte d'abonnés.
- Utilisation efficace du spectre.
- Disponibilité très large.
- Adaptabilité à la densité du trafic.
- Possibilité d'accès à partir de portables (en voiture) et de portatifs (piétons)
- Services téléphoniques ordinaires et services spéciaux.
- Qualité de service téléphonique.
- Prix abordable.
II - L’Architecture du réseau GSM
Le réseau GSM est composé de plusieurs entités, lesquelles ont des fonctions et des interfaces spécifiques. La figure suivante montre les différentes couches du réseau GSM. Ce dernier peut être divisé en 3 parties :
Le sous-système radio (BSS) qui assure les transmissions et gère la ressource radio,
Le sous-système réseau (NSS) qui comprend l'ensemble des fonctions nécessaires à l'établissement des appels et à la mobilité,
Le sous-système d'exploitation (OMC) et de maintenance qui permet à l'opérateur d'administrer son réseau. Cette partie est propre à chaque opérateur.

Figure 2 : Architecture générale d’un Réseau GSM (www.awt.be)

II- Evolution de la technologie GSM.
Tel quel, le réseau GSM est adéquat pour les communications téléphoniques de parole. En effet, il s'agit principalement d'un réseau commuté, à l'instar des lignes fixes et constitué de circuits, c'est-à-dire de ressources allouées pour la totalité de la durée de la conversation.
Durant ces cinq dernières années, on a assisté à des évolutions du réseau GSM, dont les principales sont :
o Le CSD ou GSM DATA : Circuit Switched Data ou GSM DATA Call est une communication utilisant un canal voix. En raison des limitations de l’interface Air, un canal voix GSM autorise la transmission de 9,6 Kbits/s ou 14,4 Kbits/s en utilisant de la compression.
HSCSD : Contrairement au CSD, la technologie HSCSD permet d’utiliser plusieurs canaux voix simultanés, afin d’augmenter le débit de données en GSM. Débits théorique maximales 43,3 Kbits/s en réception et 14,4 Kbits/s en émission son possibles.
o Le GPRS : Le General Packet Radio Service est une norme pour la téléphonie mobile et dérivée du GSM permettant un débit de données plus élevé. On le qualifie souvent de 2,5G. Le G est l'abréviation de génération et le 2.5 indique que c'est une technologie à mi-chemin entre le GSM (2e génération) et l'UMTS (3e génération). Il ajoute par rapport à ce dernier la transmission par paquets. Le débit théorique maximal est de 110 Kbit/s. A l’heure actuelle, la majorité des opérateurs de téléphonie mobile européens utilisent le GPRS.

Figure 3 : Architecture du Réseau GPRS (source Analysis Aruba)

o EDGE : Enhanced Data GSM Environment (EDGE), une autre version évoluée du réseau GSM. C’est une nouvelle technologie qui permet de surfer sur Internet avec un haut débit. EDGE autorise des vitesses de transmission de données au moins deux fois supérieures aux réseaux de type GPRS.
o L’UMTS : C'est l'abréviation de Universal Mobile Telecommunications System. C'est une norme qui est mise en œuvre plus particulièrement en Europe depuis 2004, et qui utilise le protocole WCDMA. Son débit théorique est de 2 Mbits/s, mais il est pour l’heure limité à 384 Kbps en réception et à 64 Kbps en émission et ceci en conditions optimales.
Conclusion Chapitre II
Ce chapitre nous a permis d’appréhender le fonctionnement du réseau GSM, plus précisément celui de CELTEL GABON, les différents éléments du réseau.
Le réseau GSM de CELTEL GABON fonctionne avec la première phase dite phase 1, plus précisément avec la norme 900. Ceci offre comme principal service, celui de la voix. Cette activité assure plus de 90% de son chiffre d’affaire. Mais à coté de l’activité voix, se trouve le service SMS qui représente la seconde activité de notre opérateur. L’implémentation de notre travail s’appuiera sur le service SMS, qui fera l’objet du chapitre suivant.










Chapitre III : LE SERVICE SMS

I- Présentation

Le service de messages courts offert par le réseau GSM (SMS, pour Short Messages Service) permet à un utilisateur de composer un message textuel d'au plus 160 caractères (codés à l'aide d'ASCII 7 bits sur 140 octets) à partir de son terminal mobile et de l'envoyer à un destinataire possédant également un téléphone mobile GSM ou à une entité extérieure au réseau GSM appelée SME (Short Message Entity).
Les messages courts sont désignés par SM, pour Short Messages, mais sont plus couramment désignés par SMS (par abus de langage) qui représente le service de message courts. Ces messages émis et reçus sont véhiculés par le réseau de signalisation sémaphore n°7 (SS7). Ils sont soit transmis directement au terminal destinataire du message (si celui-ci est allumé), soit stockés dans le serveur de message courts (SMSC, pour SMS Center) par lequel ils transitent. Les messages courts ne circulent pas dans les mêmes canaux logiques que la voix ou les données, si bien qu'il est possible pour un utilisateur en communication téléphonique (avec un autre correspondant) de recevoir des messages courts simultanément.

II- Architecture et éléments du réseau

1- Le serveur SMSC
Le serveur de messages courts (SMSC) assure le stockage des SM (dans des bases de données), la distribution des SM aux terminaux mobiles et le traitement des dates de validité des SM. Dès que le terminal mobile se manifeste, le réseau avertit le SMSC qu'il peut délivrer le message à son destinataire avec succès. Notons que le dialogue entre le SMSC et un abonné fixe est décrit par la recommandation X400 (messagerie électronique). Le SMSC est repéré par un numéro de téléphone appartenant au PLMN. Le dialogue entre le SMSC et le terminal mobile se fait à travers le MSC. Notons que le SMSC comporte une interface normalisée côté réseau GSM (SMS-GMSC ou SMS-IW-MSC) reposant sur le protocole MAP (Mobile Application Part) qui gère les dialogues entre les équipements du sous-système réseau (NSS) de GSM à l'aide de signalisation sémaphore (canal SS7); mais également une interface non normalisée côté plate-forme logicielle.

2- Les canaux de transmission
Un téléphone mobile GSM dispose de plusieurs types de canaux de transmission:
o le canal de la voix (abonnement classique): la voix est encodée et transmise numériquement par le réseau GSM : c'est le canal de téléphonie classique;
le canal des données (service Data/Fax de GSM): les données (issues d'un PC relié au téléphone mobile) sont encodées de manière différente de la voix et transmises par le réseau GSM.
3- Architectures
Les couches physiques, liaison de données et réseau sont celles du réseau sémaphore numéro 7 (SS7) c'est-à-dire que les SMS sont transmis sur le canal sémaphore du réseau GSM. Par contre les couches transport et application sont spécifiques au SMS. La couche transport SM-TL (Short Message Transport Layer) assure une transmission fiable et de bout en bout des SMS entre le terminal mobile et le serveur SMSC. La couche application SM-AL (Short Message Application Layer) génère et interprète les SMS de bout en bout entre le terminal mobile et le SME relié au serveur SMSC.


Figure 4 : Architecture en couche (source : mobile messaging SMS, EMS and WAP)


Figure 5: Architecture fonctionnelle (source : mobile messaging SMS, EMS and WAP)

4- Format d’un message court (SMS)
Un message court est composé d'au plus 160 caractères codés par de l'ASCII 7 bits, issus de la couche applicative SM-AL. Son format est défini par la recommandation ETSI 3.40 de GSM et une en-tête doit être ajouté pour préciser l'adresse de destination du message court. La couche SM-TL pourra alors le transporter. Le format d'un message court est présenté par la figure suivante.

Figure 6 : Format d’un message SMS. (source : www.etsi.org)

III- Evolution du service SMS

Les évolutions du SMS sont de 2 types:
o l'EMS (Enhanced Messaging Service): utilisant également le canal de signalisation du GSM, permet, grâce à une simple mise à jour logicielle des équipements des opérateurs, d'acheminer théoriquement 255 SMS (en vérité 2 ou 3 grâce à la concaténation des messages). Le but de cette concaténation est de pouvoir adjoindre au message des contenu comme des images animés, des sonneries ….etc.

o MMS (Multimedia Messaging Service): il s'agit d'une évolution majeure en ce que le MMS n'utilise plus le canal de signalisation, mais le réseau de données. Tout comme un service d'e-mail, le MMS permet d'acheminer des contenus multimédias ou des micro applications.
Conclusion du chapitre III

Ce chapitre nous a permis d’appréhender le principe de fonctionnement du service SMS dans son ensemble, architecture et ses différentes évolutions.
A présent, nous pouvons passer à une présentation de l’univers de l’industrie mobile car la réussite de notre étude dépend de la compréhension de l’industrie mobile.
Chapitre IV: LE PAYSAGE MOBILE
Introduction
Le secteur de la téléphonie mobile est complexe et très interdépendant. Pour assurer que notre application et nos contenus multimédia soient dis-ponibles pour une audience cible et qu’elle fonctionne sur un nombre maximal d’appareils, nous devons avoir une maîtrise opérationnelle du rôle de chaque intervenant de l’écosystème de l’industrie mobile.

I- Les constructeurs

a- Constructeurs d’appareils téléphoniques
Les plus connus sont Nokia, Sony Ericsson, Samsung, Alcatel, Siemens et Motorola. Ils choisissent les systèmes d’exploitation et les plates-formes qu’ils utiliseront, souvent sur la base d’un appareil téléphonique à la fois. Par exemple, les téléphones bas de gamme de Nokia incluent le système d’exploitation propriétaire de Nokia, alors que ses téléphones intelligents sont équipés des plates-formes Series 60 et 80 basées sur le système d’exploitation Symbian OSTM.
b- Les constructeurs de système d’exploitation
Les systèmes d’exploitation régissent la circulation dans l’appareil, et déterminent quels pro¬cessus seront effectués par chaque partie du matériel ou du logiciel. Les systèmes d’exploitation représentent probablement la plus importante bataille du marché des téléphones intelligent, et des constructeurs comme Symbian, Microsoft et Palmsource se disputent une part de ce marché. Tout comme dans le cas des ordinateurs personnels, le choix du système d’exploitation déter¬mine quelles autres technologies ou logiciels peuvent coexister sur l’appareil. Certains systèmes d’exploitation sont des systèmes exclusifs, souvent détenus par des constructeurs d’appareils téléphoniques, alors que d’autres, comme Symbian OS, font l’objet d’une licence d’utilisation par plusieurs constructeurs d’appareils téléphoniques.

c- Constructeurs de logiciels d’activation de technologies
Les logiciels d’activation de technologies fonctionnent avec la plate-forme et utilisent des ressources à tous les niveaux de la technologie d’un appareil. Ils fournissent des fonctionnalités supplémentaires qui ne sont offertes nulle part ailleurs. Les plus populaires de ces logiciels sont les environnements d’exécution, les micro-navigateurs, les clients de messagerie, les moteurs de graphismes et les moteurs d’audio, en voici une description de chacune :
o Environnements d’exécution : Les environnements d’exécution permettent d’utiliser des applications écrites dans divers langages de programmations non natifs, comme Java ou Visual Basic. Sun et IBM ont développé des environnements d’exécution pour Java, et AppForge a conçu un environnement d’exécution pour Visual Basic.
o Les micro – navigateurs : Les micro-navigateurs sont des applications de rendu des langages de marquage et des données associés. Tout comme Microsoft Internet Explorer, Mozilla Firefox, et Opera permettent aux utilisateurs de visualiser du contenu Web sur un ordinateur person-nel, les micro-navigateurs permettent aux utilisateurs de visualiser du contenu mobile sur leurs téléphones ou d’autres appareils mobiles. Parmi les constructeurs de micro-navigateurs figurent Obigo, Openwave, Access Systems et Opera.
o Les clients de messagerie : Les clients de messagerie permettent aux utilisateurs d’appareils mobi¬les d’envoyer, de recevoir, de visualiser et de modifier des messages, y compris des messages SMS, MMS et des courriers électroniques. Les constructeurs de clients de messagerie les plus connus sont Obigo, Openwave et Access Systems.
o Moteurs de graphisme et d’audio : Les moteurs de graphismes et d’audio fournissent les fonc¬tionnalités de rendu pour divers formats multimédia.

II- Le paysage de développements mobiles
Bien qu’étant à ces débuts, il existe aujourd’hui beaucoup d’outils pour les développements des services multimédia mobiles.

a- Les langages de marquage
Comme pour le Web câblé, plusieurs langages de marquage sont utilisés pour définir le format du contenu mobile. Pour la plupart, ces langages sont basés sur les formats traditionnels HTML ou XML, ou sur une combinaison des deux. Les langages de marquage incluent les suivants :

o HTML. HTML est le langage de base du Web, et a été défini par W3C. Un nombre croissant de navigateurs mobiles prend en charge le format complet HTML 4.x ou au moins de grands sous-ensembles du langage, car les constructeurs de naviga¬teurs et les opérateurs ont réalisé que le consommateur veut accéder à la majorité du contenu Internet existant
o XML. XML est la méthode favorite de stockage et de transfert de données ; chaque élément est adéquatement étiqueté. De nombreux langages de marquage sont basés sur XML, langage défini par W3C.
o cHTML. cHTML (Compact Hypertext Markup Language) est un sous-ensemble de HTML. Un consortium de sociétés technologiques asiatiques, dont ACCESS, Fujitsu, Matsushita, Mitsubishi, NEC et SONY, a soumis la spécification à W3C, qui l’a acceptée. cHTML est utilisé pour les appareils basés sur I-Mode.
XHTML. XHTML est la version de HTML compatible avec XML définie par W3C. Ce langage requiert que le code soit rédigé selon les règles et la syntaxe XML. La conformité avec XML réduit la charge du navigateur, en réduisant l’encombrement et
o l’utilisation de la mémoire. XHTML est aujourd’hui un format communément utilisé pour le Web câblé et pour le Web sans fil.
o XHTML-MP. XHTML-MP est le sous-ensemble mobile de XHTML, défini par Open Mobile Alliance.
o WML. Le forum WAP (aujourd’hui partie intégrante de Open Mobile Alliance) a défini WML. Ce langage basé sur XML a été spécifiquement conçu pour les appa¬reils mobiles et est encore largement pris en charge, bien qu’il offre des fonctionna¬lités limitées.

b- Langages de présentation
Les langages suivants sont spécifiquement utilisés pour traiter l’aspect du contenu :
o CSS. Les feuilles de style en cascade (CSS, Cascading Style Sheets) séparent le con¬tenu Web des éléments de conception visuelle, tels que les polices de caractères, les couleurs et la mise en page. Les feuilles de style permettent d’effectuer rapidement des modifications dans des sites entiers en définissant des éléments de conception visuelle dans un ou plusieurs fichiers centraux. W3C a défini la spécification CSS.
o WAP CSS. WAP CSS est un sous-ensemble du langage de présentation standard CSS spécifiquement conçu pour les applications mobiles qui utilisent XHTML-MP. Tout comme pour XHTML-MP, l’association Open Mobile Alliance a défini WAP CSS.
o SMIL. SMIL est un langage de présentation basé sur XML défini par W3C. SMIL est principalement utilisé pour les présentations de diaporamas ou les applications temporelles ; c’est aussi le langage de présentation pour MMS.

c- Formats multimédia
Les fonctionnalités audio et vidéo des appareils mobiles s’améliorent rapidement, bien que les formats pris en charge ne soient pas toujours les mêmes d’un appareil à l’autre. Les formats incluent les suivants :
o h.263 3GPP. h.263 3GPP est un format vidéo standard de 3GPP.
o AMR (Adaptive Multi-Rate). AMR est un format audio standard défini par 3GPP. Ce format existe en version pour bande étroite et en version pour bande large.
o EVRC (Enhanced Variable Rate Coder). EVRC est un format audio standard qui fait partie de la spécification 3GPP2 et est communément utilisé sur les réseaux CDMA.
o MPEG-4. MPEG-4 est un format audio et vidéo communément pris en charge qui a été normalisé par le groupe Moving Picture Experts Group.
SP-MIDI (Scalable Polyphonic MIDI). SP-MIDI est un format audio qui permet de donner la priorité aux canaux MIDI lors d’une lecture sur des appareils dotés d’un nombre restreint d’instruments simultanés. SP-MIDI a été défini par l’asso¬ciation Midi Manufacturers Association.
d- Les SDK (Software for developers Kit)

Ce sont les plates formes de développements mobiles mis en place par les constructeurs d’appareils mobiles pour leurs appareils. Ces des outils propriétaire donc spécifiques à chaque constructeur. Les plus connus sont :
o Nokia SDK ToolKit
o Siemens SDK ToolKit
o Motorola SDK ToolKit

En dehors, de ces outils se trouvent certains composants développés par des sociétés spécialisés dans le développement mobile. Ces sociétés utilisent les spécifications ou recommandations des protocoles mobiles pour les développés. A l’exemple de OPEN SMPP, SMSC Relay SDK, DevscokProtocol …etc.


Conclusion chapitre IV
Ce chapitre nous a permis de faire un aperçu sur les outils de développement mobiles. Mêmes si, beaucoup d’outils font leurs apparitions sur le marché, force est de constater qu’aucun de ces outils n’a pu s’imposer.
Maintenant que nous avons les notions de base sur l’industrie mobile ainsi que les technologies et concepts utilisés, nous pouvons passé à la découverte des services multimédia mobile.






Chapitre V: LES SERVICES MULTIMEDIA MOBILE
Introduction
Dans ce chapitre nous présentons les différents types de services multimédia mobiles, les fonctionnalités offertes ainsi que les technologies utilisées.

I- Présentation des services multimédia mobiles

Un service multimédia mobile, est un service réseau supportant plus d'un type de données comme du texte, des images, du son et de la vidéo et qui peuvent s’échanger à travers un réseau mobile (GSM, GPRS, UMTS, …etc.) par l’intermédiaire des terminaux mobiles.

1- Fonctionnalités offertes à l’utilisateur
Comme illustré sur la Figure ci-dessous, les services mobiles remplissent deux fonctions pour l’utilisateur final :
o la communication interpersonnelle (communication entre deux personnes)
o la communication avec une machine (impliquant la consultation d’informations
stockées sur un serveur).

Figure 7 : Type de services et fonctions disponible pour l’utilisateur final (source : Analysis)

Deux cas particuliers sont les messageries instantanées et l’email banalisé qui assurent à la fois des fonctions de communication interpersonnelle soit au moyen de services de messagerie multimédia (par exemple avec une application spécifique installée sur le terminal, comme un client email) soit au moyen de services de navigation (par exemple en consultant un service de messagerie instantanée au moyen du navigateur installé sur le terminal mobile).

2- Type de service multimédia mobiles
Les fonctions de communication interpersonnelle et avec machine sont rendues possible par deux grands types de services :
o les services de messageries multimédia, avec par exemple la messagerie MMS (communication interpersonnelle) ou la réception d’informations par MMS pull et push (communication avec une machine)
o les services de navigation, avec par exemple la consultation d’un service email d’opérateur mobile via le navigateur WAP d’un téléphone mobile ou l’accès à des sites de contenus par le navigateur.

3- Accès aux services multimédia mobiles
Pour accéder aux services multimédias l’utilisateur a besoin de disposer d’un terminal compatible. Les informations transitent sur des réseaux mobiles GPRS ou GSM.
o les services de navigation sont accessibles suivant différents systèmes et standards
comme le WAP, l’I-Mode et le HTML, à partir de portails.
o les services de messagerie multimédia sont accessibles suivant différents systèmes et
standards comme le MMS, l’email standard fixe ou la messagerie instantanée, à partir des serveurs de messagerie

Figure 8 : Accès aux services multimédia mobiles (source : Analysis)
4- Principaux acteurs
Les acteurs de la chaîne de valeur peuvent être différenciés suivant trois catégories selon
qu’ils sont producteurs, facilitateurs ou distributeurs, comme l’illustre la figure ci-dessous.

Figure 9 : La chaîne de valeur (source : Analysis)
Trois grandes étapes se dessinent clairement dans cette chaîne de valeur où se côtoient plusieurs acteurs :
o La production : Tout ce qui concerne la création des contenus multimédia.
o La facilitation : Concerne, l’adaptation, le stockage et l’acheminement des contenus multimédia pour
o La distribution : Le transport de ses contenus vers les utilisateurs cibles.

II- Les services de messagerie multimédia mobile
Dans cette partie, nous présentons les services de messagerie multimédia. Comme précisé
ci-dessus, les services de messagerie multimédia assurent les fonctions suivantes : communication interpersonnelle ou communication avec une machine.

A- Communication interpersonnelle par messagerie multimédia
On peut distinguer différents types de messageries multimédia assurant la fonction de communication interpersonnelle, comme détaillé sur la figure ci-dessous :
o MMS
o Messageries instantanées (d’opérateurs mobile ou d’opérateurs tiers)
o Accès banalisé par terminal mobile aux messageries email fixes.

Figure 10: Messagerie multimédia assurant la fonction de communication interpersonnelle
(source : Analysis)
1- Le MMS
Les protocoles utilisés par les systèmes de messagerie MMS sont spécifiques et les logiciels clients de messagerie dans les téléphones doivent être compatibles avec les serveurs de messagerie. Le format des messages est lui aussi spécifique (format SMIL). Ce format indique comment s’organisent les fichiers attachés et le texte. Correctement décodé, le message apparaît exactement comme il a été composé, avec les images incrustées dans le texte.

a- Description des éléments du réseau

Figure 11 : Envoi d’un MMS. (source : Analysis

b- Interconnexions avec d’autres systèmes
Les messages MMS peuvent être échangés entre terminaux et systèmes différents.
Les MMSC des deux opérateurs doivent être interconnectés.


Figure 12: Interconnexion des systèmes MMS (source : Analysis)

c- Architecture

Figure 13 : Architecture MMS (source : Mobile Messaging: SMS, EMS and WAP)
2- La Messagerie Instantanée (MI)
L’accès aux messageries instantanées peut se réaliser à partir d’un logiciel installé sur le terminal mobile. Ce logiciel, qui fonctionne uniquement avec un système de messagerie instantanée donné, agit comme un client auprès d’un serveur de messagerie instantanée qui gère tous les utilisateurs connectés au service. Le nom du serveur de messagerie est paramétré en dur dans le programme installé sur le terminal. Le réseau mobile est utilisé de manière transparente pour le transport d’information. Dans la figure ci-dessous, le point d’accès sera un NAS ou un GGSN suivant que le trafic est transmis sur GSM ou GPRS.


Figure 14: Description de service de messagerie instantanée (source : Analysis)

L’accès à des services de messagerie instantanée peut aussi se réaliser au moyen d’un navigateur et d’un site WAP, i-mode ou HTML.

3- Email banalisé
L’accès aux messageries email fixe peut se réaliser à partir d’un logiciel client mail standard (utilisant les protocoles POP/SMTP/IMAP des messageries de l’Internet fixe) installé sur un terminal mobile. Le logiciel de messagerie agit comme un client auprès d’un serveur de messagerie qui gère aussi les autres types d’accès (fixe, par exemple). Ce logiciel, nécessite un paramétrage spécifique, similaire au paramétrage d’un logiciel client de messagerie fixe (nom des serveurs de mails, nom d’utilisateur, mot de passe, adresse email). Le terminal peut contenir le logiciel de messagerie ou être raccordé à un PC ou un PDA qui possède un logiciel client de messagerie. Pour ce type de service, l’utilisateur utilise son adresse email fixe.

Le réseau mobile est utilisé de manière transparente pour le transport d’information. Dans
la figure ci-dessous, le point d’accès sera un NAS ou un GGSN suivant que le trafic est
transmis sur GSM ou GPRS.


Figure 15: Description du service de messagerie banalisée (source : Analysis)

Communication avec une machine par messagerie multimédia
Les services de messagerie et principalement les MMS peuvent être utilisés pour diffuser du contenu auprès des utilisateurs mobiles (texte, images, son, application, …).

On distingue deux principaux modes de fonctionnement :
• Les MMS push l’utilisateur reçoit des MMS de contenus (de façon régulière ou non) en échange de la facturation d’un abonnement mensuel. Le serveur gère la périodicité ou les évènements déclenchant l’envoi des messages.

• Les MMS pull l’utilisateur envoie un message de demande de service et reçoit en échange un MMS avec un contenu multimédia. Le serveur détecte les messages qui lui parviennent, est capable d’identifier le contenu de ces messages et d’envoyer un message en retour contenant l’information demandée.

III- Les services mobiles de navigation
Cette partie présente pour les services mobiles de navigation.
L’accès aux services de navigation se réalise au moyen d’un logiciel de navigation (navigateur) installé sur le terminal mobile. Ce logiciel accède à des pages en langage HTML, XHTML, WML, XML ou CHTML hébergées sur un site Web, WAP ou I-Mode. Ces pages contiennent du texte, des images, des sons ou des applications (en Java par exemple).
Ces principes de fonctionnement sont présentés dans la figure suivante.

Figure 16: Schéma de fonctionnement de service de navigation sur mobile (source : Analysis)

Le tableau suivant présente les caractéristiques liées aux différents types de navigateurs
Web, WAP ou I-Mode.

Les différents types de services de navigation
Les services de navigation, accessibles à partir de navigateurs Web, WAP ou i-mode, offrent divers modes d’accès :

o la navigation libre sur Internet – le World Wide Web (WWW), facturée uniquement par l’opérateur mobile pour le transport des données.

o le portail indépendant de l’opérateur mobile, facturé par l’opérateur mobile pour le
transport des données et facturé ou non par le portail indépendant pour le contenu

o le kiosque, permettant d’accéder à des contenus qui n’ont pas été qualifiés a priori par
l’opérateur mobile, à l’instar du modèle du Minitel – ce type de service est facturé par
l’opérateur mobile pour le transport de données ainsi que pour le contenu.

o l’i-mode, portail d’opérateur mobile avec qualification des contenus prédéfinie ce
type de service est facturé par l’opérateur mobile pour le transport de données ainsi
que pour le contenu.

o les portails d’opérateurs mobiles avec contenus sélectionnés au cas par cas ce type
de service est facturé par l’opérateur mobile pour le transport de données ainsi que
pour le contenu.
IV- Exemples de plates formes de services multimédia mobile

Aujourd’hui, la plus part des opérateurs de téléphonie mobiles offre des services multimédia mobiles avec les services de navigations comme les portails mobiles et avec la messagerie à travers le SMS, EMS et MMS.

Pour les portails, on peut citer :
o Les portails d’opérateurs, Vodafone (GB), Orange France (France), Bouyques Telecom (France), Proximus(Belgique) ….etc.
o Les portails indépendants, (Awt mobile, Yahoo mobile,
Pour la messagerie,
o Presque tous les opérateurs européens,
Conclusion première partie
Dans cette partie, nous venons de faire une présentation générale de l’étude. Le contexte de l’étude a été abordé en premier, ensuite les services multimédia mobiles en général. Cela nous a permis permit d’appréhender leurs fonctionnements, les technologies utilisées, les fonctionnalités offertes, les différents acteurs présent le long de la chaîne de valeur.

Mais force est de constater que dans ce domaine, des alliances stratégiques seront indispensables. Aucun des acteurs potentiels ne disposant de tous les atouts nécessaires, il faudra donc établir des partenariats où chacun peut valoriser ses forces, combler ses faiblesses et accéder à une clientèle suffisamment large.

Ainsi, si les opérateurs de télécommunications disposent d'une base de clientèle bien connue et facile à adresser, ils n'ont pas nécessairement d'expérience au niveau de la fourniture de contenus et de services. Dans ce cas, ils pourront s'adjoindre les services des sociétés spécialisés dans le traitement de contenus mobiles ou de société détentrice de portail généraliste.

Maintenant que nous avons une parfaite maîtrise de l’univers multimédia mobile, nous pouvons aborder en toute quiétude la phase d’analyse et de conception.

PARTIE II : ANALYSE ET CONCEPTION


PARTIE II : ANALYSE ET CONCEPTION
Introduction
Concevoir une application exprimant les besoins de l’utilisateur et fonctionnant correctement revient à résoudre l’équation mathématique (E1) suivante :

Application = Quoi + Dans quel domaine + Comment + Avec quelles compétences ?

Le Quoi faire : Besoins des utilisateurs.

Dans quel domaine :: Modélisation du domaine de l’application c’est à dire l’identification des entités qui appartiennent fondamentalement à l’environnement de l’application et par la représentation des interactions entre les entités .

Comment : Déterminé lors de la conception.
La conception est l’art de rendre possible les désirs de l’utilisateur en considérant le domaine de l’application et en tenant compte des contraintes de réalisation.

Avec quelles compétences : Il faut déterminer tout ce qui est nécessaire à la fabrication de l’application. (outils et technologies).

I- Le Métalangage UML.

UML est la forme contractée de « Unified Modeling Langage » qui se traduit par Langage Unifié pour la Modélisation
UML représente l’état de l’art des langages de modélisation objet, standardisé en Novembre 1997 par l’OMG (Object Management Group), il est la résultante d’une unification de plusieurs méthodes de conceptions orientées objets entre autres BOOCH, OMT, OOSE. Il fournit les fondements pour spécifier, construire, visualiser et décrire les artéfacts d’un système logiciel, tout en se basant sur une sémantique précise et une notation graphique expressive.
Intérêts de UML.
Les limites des méthodes structurelles et fonctionnelles.
En effet la démarche cartésienne qui manque assez de distractions en ce sens qu’elle ne procure aucune réponse matérielle dans les solutions logicielles. En outre l’architecture logicielle est
le reflet des fonctions du système caractérisé par un couplage statique entre architecture et fonctions ainsi toute modification structurelle ou fonctionnelle peut conduire à des conséquences négatives
UML repose sur l’approche objet qui se base sur le rationalisme d’une démarche cartésienne et sur une démarche systémique qui considère un système comme une organisation dont les éléments solitaires ne peuvent être que les uns par rapport aux autres. Ce qui faciliterait la flexibilité du système à travers l’intégration des composants (Objets, attribut, opérations,…)
La réutilisation des objets, les concepts d’héritages, de généralisation, de spécialisation ainsi que le polymorphisme, fournissent un gain de temps dans la réalisation du logiciel. La maîtrise d’un processus de modélisation UML et du langage nécessite la compréhension de certains concepts de base de la technologie objets tels que objet, classe, message, héritage, association, généralisation, spécialisation, modèles, …
Il faut noter que UML définit plusieurs modèles (descriptions abstraites d’un système ou d’un processus) pour la représentation des systèmes.
Les modèles sont regardés et manipulés par les utilisateurs au moyen des vues graphiques. A chaque vue graphique correspond plusieurs diagrammes :

o Vue statique :
 les diagrammes de classe
 les diagrammes d’objets
 les diagrammes de cas d’utilisation
 les diagrammes de déploiements

o Vue dynamique:
 les diagrammes de séquences
 les diagrammes de collaborations
 les diagrammes d’état- transitions
 les diagrammes d’activités.

UML est un langage et non une méthode, sa connaissance requiert une maîtrise de sa syntaxe et de sa sémantique. Face à la flambée de UML et à l’apparition de plusieurs processus de modélisations basé sur UML (Two Track Unified Process, Rational Unified Process, MSF, etc.), il est recommandé de maîtriser un processus typique afin de faciliter l’analyse, la conception et la réalisation des systèmes informatiques. C’est dans cette optique que nous suivons un processus de conception qui se calque sur le 2TUP (Two Track Unified Process).
II- Le processus de développement utilisé : le Two Tracks Unified Process

C’est dans un souci de garantir au mieux la qualité du système à mettre en place que nous axons notre démarche sur celle proposée par le processus de développement 2TUP.

1- Notion de processus de développement logiciel
Un processus définit une séquence d’étapes, en partie ordonnées, qui concourent à l’obtention d’un logiciel ou à l’évolution d’un système existant.

L’objet d’un processus de développement est de produire des logiciels de qualité qui répondent aux besoins de leurs utilisateurs dans des temps et des coûts prévisibles. En conséquence, le processus de développement peut se décomposer suivant deux axes de contrôle sur le développement :
• l’axe de développement technique, qui se concentre principalement sur la qualité de production ;
• l’axe de gestion du développement, qui permet la mesure et la prévision des coûts et des délais.

2- Le processus 2TUP
Le processus 2TUP (2 Tracks Unified Process) est un processus UP qui répond aux caractéristiques énumérées ci-dessus. Le processus 2TUP apporte une réponse aux contraintes de changement continuel imposées aux systèmes d’information de l’entreprise. En ce sens, il renforce le contrôle sur les capacités d’évolution et de correction de tels systèmes. « 2 Tracks » signifie littéralement que le processus suit deux chemins. Il s’agit des chemins « fonctionnels » et « d’architecture technique »qui correspondent aux deux axes des changements imposés au système informatique.



Figure 17 : Le 2TUP (source : http://all4dev.libre-entreprise.org)

Chapitre I : ANALYSE

Le but de la conceptualisation est de comprendre et structurer les besoins attendus par l’utilisateur. Il ne s’agit pas de chercher ici l’exhaustivité, mais de clarifier, filtrer et organiser les besoins.

I- Analyse des besoins

1- Spécification des besoins fonctionnels

La spécification des besoins fonctionnels met en évidence les comportements observables par une application.

Notre travail consiste à concevoir une plate-forme de service multimédia mobile. Cette plate-forme qui doit s’intégrer au réseau GSM de CELTEL GABON et répondant aux fonctionnalités suivantes :

o Permettre aux abonnées de CELTEL GABON d’envoyer et de recevoir des logos et des sonneries à partir de leurs téléphones portables.
o D’envoyer et de recevoir des Emails à partir de leur téléphones portables.
o Le système doit pouvoir donner la possibilité d’éditer les statistiques concernant l’envoi des sonneries et des logos ainsi que les statistiques concernant l’envoi et la réception des mails.

2- Capture des besoins techniques du système

Après avoir énuméré les fonctionnalités du système, il apparaît clairement deux sous-systèmes autour desquels s’organise la suite de notre étude : un sous-système de multimédia mobile et un sous-système de l’Internet mobile.

Pour des besoins de performances, opérationnels et de sécurité, nous adoptons la spécification technique suivante :
La mise en place de notre système multimédia mobile nécessite :
1- Une connexion à un réseau de téléphonie mobile
2- Une connexion Internet haut débit
3- Un serveur d’accès distant, pour la gestion des accès au système.
4- Un serveur de données, hébergeant les contenus multimédia
5- Un serveur de messagerie mail, pour la gestion des emails
6- Un serveur d’application
7- Des protocoles permettant de liaison entre monde GSM et monde IP.
8- Un serveur de fichier
La figure suivante présente la configuration matérielle qui ressort des besoins exprimés. Elle montre également les composantes logicielles (systèmes d’exploitation, systèmes de gestion de base de données) qui pourraient être pris en compte dans la configuration du futur système.

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